Big Brother is making your web unsecure
Ce qu’il y a de plus effrayant avec certaines grandes entreprises, c’est cette petite manie qu’elles ont de se croire au dessus des règles. Prenons l’exemple de Google, comme toute les grosses boites dans le domaine de l’informatique, ils ont leur équipe « sécurité informatique ». Chez eux, ils font dans l’originalité et appellent cette équipe : la « Google Security Team ». Comme dans toutes les équipes du même genre, on y trouve des chercheurs dans différents domaines. Comme Google est une boite jouissant d’une certaine réputation, ils n’ont pas de mal à recruter des profils intéressants ayant envie d’ajouter une ligne qui peut rapporter gros à leur CV. L’équipe finit donc par monter en compétence et publie donc des vulnérabilités.
Et c’est là que les problèmes commencent. Pas pour Google, ce sont de grand enfants, ils savent quand ils vont publier, ils savent donc quand patcher leurs serveurs. Par contre, ils oublient que reveler une faille un jeudi soir [1] et juste quelques heures après que le patch ait été ajouté dans les sources Linux, c’est rendre l’ensemble des serveurs Linux vulnérable pour au moins un week-end. Et ça n’a pas manqué aucune distribution majeure n’a eu de patch prêt avant lundi.
Jusqu’à hier, on avait donc quasiment l’ensemble des Linux du monde vulnérable et avec comme seule solution de patchage des grosses bidouilles. C’est quand même assez genant, et cela est totalement opposé aux règles communement admises pour la révalation de failles de sécurité. [2]