Jusqu’il y a peu de temps, il fallait bidouiller le /etc/make.conf pour utiliser l’option -j de make permettant de paralléliser la compilation d’un port. En plus d’être un hack relativement laids, ce type de bidouille était incompatible avec certains ports. Ce temps là est révolu, il y maintenant une whitelist de ports qui sont d’office compilé avec autant de job en parallèle qu’il y a de cores présents sur la machine. Les ports qui ne sont pas marqué comme compatibles restent compilés sans parallélisation.
Cette fonctionnalité est activée par défaut, pour la désactiver (ce qui n’a d’intérêt que dans des cas très particuliers), il suffit d’ajouter à /etc/make.conf la directive suivante :
DISABLE_MAKE_JOBS=yes
Afin de forcer le nombre de jobs à exécuter en parallèle (option -j de make), il faut utiliser la directive suivante (toujours dans /etc/make.conf) :
MAKE_JOBS_NUMBER=6
Il existe un option pour les kamikazes téméraires qui permet de forcer l’utilisation de cette nouvelle fonctionnalité pour l’ensemble des ports (même pour ceux qui ne sont pas marqués comme compatibles) :
FORCE_MAKE_JOBS=yes
Je vous déconseille néanmoins cette solution. Si le but est de compiler quelques ports qui ne sont pour l’instant pas marqués comme validés, il suffit d’ajouter le fichier Makefile du ou des ports en question et d’y ajouter la directive suivante en dessous des déclarations de dépendances :
MAKE_JOBS_SAFE=yes
Les mainteneurs de ports peuvent aussi marquer leur port comme incompatible avec la directive :
MAKE_JOBS_UNSAFE=yes